Français, toi qui détins longtemps aux yeux du monde, comme un souriant monopole de l'esprit, n'es-tu pas en train de t'abandonner à la morosité planétaire ?
L'époque étant ce qu'elle est...et la France n'étant plus ce quelle fut, les raisons de sourire se font rares. Ne craignons pas de le dire tout net : Français, tu fais la gueule !
Notre pays aux aimables contours n'est plus aujourd'hui qu'un Hexagone tristement géométrique. Quant à la langue harmonieuse qu'on y parlait, elle est en train de céder la place à un sabir international, branché sur le computer et indexé sur le dollar.
Le sourire n'aurait-il plus cours chez nous ou bien le considèrerait-on comme la manifestation d'une joie de qualité inférieure - un sous-rire en quelque sorte ? Ce serait dommage, car rien n'est plus subtil que ce courant complice, tout de nuance, qui s'établit entre deux êtres, éclairant les visages et faisant pétiller les regards. Pourtant les occasions de sourire ne manquent pas. Pour peu que nous laissions de temps en temps nos ennuis au vestiaire, pour peu que nous décidions d'oublier en bloc les tracasseries, les déceptions, la météo, les élections, les transports en commun, le fisc, le patron, les ayatollahs ou les colonels en particulier et les casse-pieds en général, nous nous apercevrions que les thèmes aimables ou divertissants peuvent se trouver partout.
- "Si tu n'as rien rien d'autre à offir, dit un proverbe chinois, alors offre ton sourire. Dussé-je faire double emploi, c'est avec mon plus beau sourire, ami lecteur, que je vous fais l'hommage de ce petit blog !



